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///Les rencontres de mai : Place à la discussion !

Les rencontres de mai : Place à la discussion !

Volume 4, numéro 1, Février 2002

Présentation

En publiant ce numéro du bulletin CommInfo, Communautique souhaite partager le plus largement possible l’expérience réalisée, en mai 2001, avec la tenue d’une série de rencontres portant sur le thème de l’appropriation des technologies de l’information et de la communication (TIC) par les groupes communautaires. Ces rencontres tenues à Montréal, Québec et Trois-Rivières visaient à diffuser le rapport d’enquête « Le monde communautaire et Internet : Faire face aux défis » et à recueillir les réactions suscitées. Nous souhaitions discuter des résultats et explorer les pistes d’action futures qui soutiendraient l’intégration et l’appropriation des TIC par les groupes communautaires. La démarche a largement répondu aux attentes de départ et a tracé, tel que nous le souhaitions, des pistes importantes pour guider la poursuite de l’action de Communautique.

La préparation des rencontres de mai comportait un volet complémentaire afin de favoriser la participation et d’élargir la diffusion des résultats de l’enquête à travers le Québec. Ainsi, dans les semaines précédant les rencontres, tout au long du mois de mai, nous avons diffusé dans le Tour d’y Voir, une série d’articles portant sur les résultats de l’enquête. Au rythme de trois à quatre parutions par semaine, nous avons ainsi pu aborder différents sujets traités par l’enquête, soit sous forme de courts encadrés mettant l’emphase sur des données éloquentes ou encore, des textes de fond lançant la réflexion sur les enjeux reliés à l’appropriation des TIC. Au fur et à mesure de leur parution, les textes ont été déposés sur les sites Internet du Tour d’y voir et de Communautique.

www.communautique.qc.ca

Développer l’accès : une volonté très largement partagée !

Un témoignage

Développement de l’accès dans les groupes communautaires : De nombreux défis en vue !

Encore un témoignage

La fracture numérique : une autre fracture sociale

Des risques de fracture numérique parmi les groupes communautaires !

Une constellation de réalités informatiques et télématiques …

Pour un Internet solidaire et citoyen !

L’intégration des TIC dans les groupes communautaires : Accélération du temps et stress organisationnel

Place à la discussion : Les trois événements de mai

Le volet principal du projet consistait en trois événements, qui se sont tenus dans trois régions différentes, et qui ont été organisés en partenariat avec des organismes de ces régions :

  • Le 22 mai à Trois-Rivières, événement organisé par Économie communautaire de Francheville, ÉCOF
  • Le 28 mai à Montréal, événement organisé par Communautique
  • Le 29 mai à Québec, événement organisé par le Carrefour de relance de l’économie et de l’emploi du centre de Québec et de Vanier – CRÉECQ

Un guide d’animation

Afin de préparer et soutenir les discussions, un guide d’animation a été produit et remis à tous les participants et participantes aux rencontres. Ce document fixait les objectifs des rencontres et offrait des éléments de réflexion, des questions à traiter, ainsi que des références d’expériences d’appropriation des TIC au Québec et dans divers pays.

Les objectifs de la démarche

  • Stimuler la discussion au sein des groupes communautaires;
  • faire connaître les défis relevés par les groupes et leurs préoccupations;
  • engager des échanges sur les perspectives de développement et sur les conditions à mettre en place;
  • animer le débat sur les utilisations solidaires;
  • engager la discussion sur les enjeux citoyens avec les membres et les gens qui fréquentent les groupes communautaires;
  • alimenter la réflexion collective et développer des perspectives d’action quant à la maîtrise sociale et démocratique des TIC par tous et toutes.
Les thèmes du guide d’animation
Thème de discussion I : L’accès aux TIC, un enjeu à définir
  • Les résultats de l’enquête : une volonté très largement partagée de développer l’accès aux TIC
  • Une proposition de définition de l’accès
  • Un peu d’histoire
  • Quelques données sur l’accès
  • Les dessous de la fracture numérique …
Thème de discussion II : L’Internet solidaire
  • Les utilisations des TIC par les groupes communautaires
  • De nouvelles formes d’action
  • Le projet Inforoute- Points d’accès – Initiation de la population
Thème de discussion III : Les défis posés au monde communautaire
  • Les risques de fracture numérique au sein des groupes communautaires
  • Les réalités informatiques et télématiques
  • La surenchère technologique
  • L’organisation du travail
  • Les perspectives pour relever ces défis

Les participants et participantes aux trois événements

Plus de 90 personnes provenant de 75 organismes de divers secteurs d’activités ont participé aux discussions lors de ces événements. À chaque rencontre, les invitations avaient été lancées aux répondants de l’enquête, aux partenaires de projets reliés à l’appropriation des TIC et à tous les organismes susceptibles d’être intéressés par les enjeux soulevés.

Le déroulement des rencontres

Le déroulement des rencontres a été adapté à la réalité de chacune des régions. De façon générale, elles étaient structurées en deux temps : d’abord les présentations du rapport d’enquête de Communautique et du rapport d’enquête du Comité sectoriel de main d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire (CSMO-ESAC) et par la suite, des échanges en ateliers suivi d’un retour en plénière. Chacune des trois rencontres a donné lieu à des échanges très différents, compte tenu de l’animation propre à chaque rencontre, des caractéristiques spécifiques des organismes participants.

Place à la discussion : synthèse des échanges

Cette synthèse rassemble l’ensemble des discussions en ateliers et en grand groupe. Là où il y a eu des ateliers, les discussions étaient organisées suivant deux thèmes : L’accès aux TIC, un enjeu à définir et L’Internet solidaire. Dans chacun des ateliers, les participants et participantes ont traité des défis posés et ont identifié des pistes d’action.

L’accès aux TIC : un enjeu

Les ateliers sur l’accès aux TIC ont donné lieu à des échanges soutenus, découlant des diverses expérimentations menées à travers le Québec tels que le projet de Communautique Inforoute – points d’accès – initiation de la population, les projets de l’Avenue et de l’Itinéraire, la Cyber-rencontre en milieu rural, etc. Ces expériences ont permis d’identifier le potentiel, l’impact, les défis et les difficultés rencontrées dans les expériences d’appropriation des TIC.

« Plusieurs ont l’impression que les nouvelles technologies sont là pour les personnes plus aisées. Les groupes voudraient bien s’approprier les nouvelles technologies mais ils n’en n’ont pas les moyens. Le fossé s’est accentué au niveau de l’informatique entre les riches et les pauvres. L’accès à Internet est difficile dans les milieux communautaires car ce n’est pas évident d’obtenir des subventions. Le problème est encore plus grand en région rurale. »

« Un défi est le fait que bon nombre de personnes rejointes par les organismes communautaires ont des difficultés en lecture et en écriture. »

Des exemples d’expérimentations et de réussites

Les groupes en alphabétisation ont été parmi les premiers à s’intéresser à Internet. Ainsi, le Carrefour d’éducation populaire de Pointe-St-Charles a développé, depuis plusieurs années, des activités avec l’informatique, auxquelles l’Internet s’est ajouté. La demande est venue des participants et des participantes qui voyaient les nouvelles technologies s’imposer dans leur quotidien, par exemple : les guichets automatiques, les ordinateurs dans les bibliothèques, à l’école de leurs enfants.

Au Trait d’union à Longueuil, le volet d’initiation à Internet a pris forme avec un soutien d’entreprises de la région (Natrel, Pratt & Withney). Les activités ont commencé avec 15 personnes et comptent maintenant près de 200 personnes qui se rencontrent une fois par semaine pour apprendre l’utilisation de différents logiciels et d’Internet. Elles permettent de créer des échanges entre générations, de briser l’isolement des personnes âgées. Des projets sont menés dans les écoles pour réaliser des ateliers parascolaires. L’organisme souhaiterait disposer de plus d’équipements informatiques et d’un plus grand nombre de bénévoles.

L’organisme Des jeunes chez eux partout, qui rejoint des jeunes de HLM de Montréal, utilise Internet pour attirer une nouvelle population et créer une mobilisation différente. Internet constitue un moyen de développer l’estime de soi chez les jeunes et de stimuler la création. Internet est utilisé pour répondre aux besoins de communication importants des jeunes et devient un outil de socialisation puisque Internet est utilisé pour développer des projets collectifs.

Au CDEACF , on travaille à rendre accessible l’information et la documentation existante aux groupes en alphabétisation; à développer des stratégies d’utilisation pour les groupes et élargir l’accès à l’ensemble de la population.

À RESO , on développe l’accès avec une approche milieu. On soutient le développement de projets qui permettent à des groupes d’intégrer les TIC comme des outils au service de leur mission, qui s’intègrent à l’éducation populaire et qui soutiennent la création de nouvelles solidarités sociales. On favorise le partage des ressources, le développement d’outils collectifs et la formation de ressources en animation et en formation. Ainsi, on vise un accès démocratique large à la population du quartier qui contribue à créer de nouveaux emplois et à soutenir l’accès à l’emploi.

« Les gens ont peur de l’informatique, il faut qu’ils aient des ressources humaines pour les rassurer et les aider pas à pas. De plus, il faut que l’informatique devienne de plus en plus convivial. »

Les retombées des activités d’accès

Là où elles se déroulent, les activités d’accès ont diverses retombées. Ainsi, à l’ADDSQM et au Comité de citoyen-ne-s du quartier St-Sauveur, qui participent au projet de Communautique «Inforoute – points d’accès – Initiation de la population», les activités d’accès ont amené des participants et participantes à s’ouvrir sur le monde, à développer des échanges avec des personnes d’autres pays qui partageaient leurs intérêts et leurs préoccupations, et leur a permis de découvrir de nouveaux champs de connaissance.

Offrir l’accès gratuit à Internet procure aux organismes une nouvelle opportunité de se faire connaître et de rejoindre de nouvelles populations. Les personnes qui se rendent dans leurs locaux pour utiliser Internet en ressortent souvent intéressées par l’organisme qu’elles connaissaient peu auparavant.

Quel accès souhaite-t-on développer ?

À maintes reprises, lors des ateliers de discussion, les participants ont insisté sur l’importance d’agir pour que les TIC se développent à des fins sociales et non pas uniquement à des fins commerciales. Les organismes qui ont intégré des activités d’accès soulignent la nécessité de mettre les TIC à contribution pour contrer l’exclusion puisqu’elles constituent des outils exceptionnels pour faciliter l’acquisition de confiance en soi; le premier pas préalable à une démarche d’éducation populaire et à l’intégration sociale. Pour cela, des ressources doivent se développer pour soutenir la formation adaptée aux populations visées.

Dans certains secteurs d’activités, on relève des besoins spécifiques afin de développer un accès adapté aux besoins de personnes vivant certains handicaps. Ainsi, on souhaiterait accéder à Internet sans ordinateur, par téléphone, à l’image d’autres services développés pour les aveugles et amblyopes.

On souligne la nécessité de contenus variés adaptés aux différentes populations que rejoignent les organismes communautaires. Aussi, on souhaite développer l’accès à des bases de données, à des contenus d’intérêt pour les groupes communautaires.

L’intégration des TIC dans les groupes communautaires exige de parvenir à s’adapter aux nombreux changements sans pour autant forcer les gens. Aussi, les groupes doivent-ils adapter les pratiques et revoir le partage des tâches.

Enfin, certains ont souligné qu’Internet peut aussi répondre à des préoccupations bien simples reliées au quotidien des gens, que les personnes rejointes par les groupes communautaires ont aussi besoin de se divertir.

Des défis et des obstacles

Les besoins de formation et les multiples manques de temps, d’équipements, d’information, de ressources financières et humaines figurent au nombre des freins et des obstacles identifiés.

Un des défis concerne l’obtention du financement qui permettra de maintenir l’accès à Internet : financement nécessaire à un développement à moyen terme; financement des ressources humaines pour initier les gens à l’utilisation de l’informatique sur une période plus longue qu’un an.

La gratuité a suscité des discussions animées. Maintenir la gratuité de l’accès à Internet constitue un casse-tête pour plusieurs organismes faute de ressources financières suffisantes. On hésite beaucoup à imposer des frais qui viendraient limiter l’accès là où l’objectif principal est justement de lutter contre l’exclusion et la pauvreté.

Des pistes d’action

  • Les groupes participants aux événements ont exprimé à maintes reprises le besoin de connaître les expériences de groupes intervenant sur le plan de l’accès. On souhaite la diffusion d’information, d’échanges et la constitution de réseaux et de groupes de discussions sur Internet qui faciliteront les communications et soutiendront l’appropriation des TIC.
  • De l’équipement et des infrastructures adéquates : le maintien d’équipements et de branchement adéquats sont souvent mentionnés comme posant des défis majeurs.
  • Plusieurs soulèvent les besoins de formation et le manque de ressources en formation.
  • De l’accès adapté aux besoins des populations rejointes.
  • On souhaite que des ressources soient consacrées à la recherche et au développement d’autres formes d’accès à Internet pour les personnes ayant un handicap.
  • On souhaite poursuivre des expériences tel le projet « Inforoute – initiation de la population » de Communautique où des organismes communautaires, non spécialisés dans l’initiation à l’informatique, offrent ce genre de service en l’adaptant aux différentes populations qu’ils rejoignent en bénéficiant de l’appui d’une équipe volante d’animation spécialisée dans l’initiation à Internet et dans la vulgarisation informatique.

L’Internet solidaire

Des exemples d’expérimentations

Les ateliers sur l’Internet solidaire ont amorcé leurs discussions en partageant des exemples d’appropriation d’Internet à des fins citoyennes ou solidaires. Le site du Sommet des peuples, un des exemples mentionnés, permettait de diffuser les travaux du Sommet. On signale cependant, le peu de promotion de ce site, ce qui a eu des impacts sur son achalandage. On insiste sur l’importance d’une diffusion large pour que les efforts de création de contenus sur Internet portent fruit.

L’ICEA fait des efforts afin de diffuser sur son site l’information relative à d’autres organisations et d’inclure des hyperliens vers leurs sites, même si ces organisations n’œuvrent pas nécessairement dans les mêmes champs d’intervention que ceux de l’ICÉA . On veut manifester de la solidarité et créer des ponts entre les secteurs.

Les bulletins diffusés par courriel sont de bons moyens de diffuser des informations de groupes (nouvelles internes et externes, des liens-références). C’est un moyen à la portée des groupes. On cite le «bulletin du militant» en exemple.

L’Association des lesbiennes et des gais dispose d’un site avec générateur de pages et de forums de discussion. Le site permet à ses membres, via un générateur de pages Web, d’effectuer la mise à jour de leur contenu et de diffuser leur calendrier d’activités. Ce service nécessite un minimum de connaissances techniques. Le site possède un forum de discussion (modéré); offre des services de soutien et de référence possibles.

Le travail avec des personnes en démarche d’alphabétisation pose un double défi : apprivoiser l’outil informatique et faire face à l’écrit. Afin de briser l’isolement des groupes, un réseau d’échange et de rencontres, le réseau « Cacophonie », s’est organisé, car les rencontres de personnes sont plus prisées que les échanges virtuels.

Internet peut-il contribuer à bâtir de nouvelles solidarités ?

Dans l’ensemble, les participants et les participantes aux discussions s’entendaient pour rappeler que l’Internet en soi n’est pas un outil solidaire, qu’il faut une volonté des groupes de créer des liens. On s’entend sur la nécessité d’éviter l’utopie «technologique ». Dans le même sens, on souhaite que les TIC soient mises au service des regroupements et constituent des outils pour l’action, il faut éviter de faire l’inverse et de se mettre au service des TIC. Enfin, on ajoute qu’Internet, en tant que moyen et non une fin, ne règlera pas les freins, les craintes, les difficultés existantes dans le milieu communautaire.

On parle de vivre une solidarité au quotidien. Chaque groupe possédant son propre site devrait faire une promotion plus active des sites du milieu communautaire. Chaque site, en établissant des liens vers d’autres sites, multiplie le réseau solidaire. Ainsi, on contribue à éviter les sites «fermés». On souhaite s’ouvrir à d’autres secteurs d’activités et ne pas se limiter à son terrain d’intervention.

Les modèles d’appropriation de la technologie se développeront en fonction des structures organisationnelles des groupes. Il y a donc là une réflexion globale à entreprendre sur les modèles d’appropriation et d’intégration des TIC aux différents niveaux et dans toutes les sphères d’activités, par exemple: l’organisation du travail, l’accès à l’information et l’organisation de l’information, les communications internes et publiques, les activités de concertation, etc.

Un leitmotiv : Mettre les ressources en commun

Les participants et participantes aux rencontres affirment vouloir passer d’une logique de résistance à une logique d’organisation et de mise en commun. On souhaite aussi se doter d’une éthique commune.

Plusieurs souhaitent parvenir à rassembler les réseaux afin de partager les ressources et ainsi, dépasser les réseaux naturels ou traditionnels des groupes.

On souligne aussi différents types d’enjeux par rapport aux réseaux et à l’Internet solidaire : à la mise en commun des ressources, on ajoute les enjeux géographiques et le partage de l’information. On soulève aussi un frein important: la compétition face à la recherche de financement des groupes.

Les défis à relever

  • Les risques concernant la confidentialité peuvent freiner l’appropriation des TIC et leur intégration dans les différentes sphères d’activités des groupes.
  • Le temps nécessaire au traitement des quantités d’information reçues constitue un défi énorme soulevé à de multiples reprises. La correspondance qui parvient par courriel et le temps supplémentaire exigé pour traiter cette information; le peu de temps disponible pour visiter, consulter et lire les sites existants créent bien des frustrations.
  • On aimerait avoir des sites plus « vivants» et plus «ouverts» mais, malgré la bonne volonté, l’entretien d’un site est exigeant, l’analyse prend du temps, la mise à jour demande des ressources et de la disponibilité… tous ces aspects et contraintes ralentissent le rafraîchissement du contenu du site.
  • Le manque de ressources et la multiplication des réseaux limitent les groupes dans leur capacité à se réseauter. Une piste suggérée consiste à miser sur les têtes de réseau pour créer des sites et éviter d’éparpiller les ressources, ou encore, à recourir à des ressources professionnelles lorsque nécessaire.

Les perspectives : Prendre notre place sur l’inforoute !

Les discussions en atelier ont permis d’identifier différents niveaux d’action pour le développement de l’accès et de l’Internet solidaire. En plus des pistes d’action mentionnées précédemment certaines ont été particulièrement soulignées pendant les échanges qui ont conclu les événements de mai :

Rendre visible l’Internet solidaire

Soutenir l’appropriation collective par les groupes communautaires des enjeux reliés à l’introduction et au développement des TIC ainsi qu’une large diffusion de ces enjeux dans la population en général.

Mettre en commun les ressources, favoriser le réseautage afin d’obtenir une certaine visibilité et faire contrepoids à l’Internet commercial dont les moyens sont énormes.

Obtenir les ressources nécessaires au développement de l’Internet solidaire

Développer des stratégies communes quant aux demandes de subventions, se donner des moyens d’intervenir ensemble, se regrouper pour déposer les demandes.

Obtenir de l’État le soutien financier nécessaire au développement et au maintien de l’Internet solidaire. Revendiquer un fonds dédié au développement de l’Internet citoyen.

Adopter une logique de propositions pour faire progresser et soutenir l’implantation des TIC dans le milieu communautaire.

Soutenir le développement de l’Internet citoyen

Soutenir l’intégration des TIC en tant qu’outils d’éducation populaire et développer l’accès à des fins citoyennes. Pour cela, faciliter par exemple, la mise en place des groupes voisins, des groupes d’intérêts communs, de pratiques ou d’apprentissage et miser sur l’intégration des TIC à l’échelle locale, notamment, dans les tables de concertation existantes.

Se doter de ressources

Se doter de ressources de veille sur les enjeux, les besoins, les pratiques et la prospective; obtenir un soutien pour la recherche et le développement d’autres formes d’accès à Internet, notamment, pour les personnes ayant des handicaps.

Enfin, on souhaite que cette réflexion se poursuive afin de poser et d’élaborer des actions communes. On propose de se doter d’un outil qui rassemblerait ceux et celles qui oeuvrent au développement de l’Internet citoyen, une plate-forme qui permettrait de faire connaître largement les enjeux et qui contribuerait à obtenir le soutien nécessaire à ce développement. La rencontre CNGlobal 2002 à Montréal pourrait constituer un lieu à utiliser pour élaborer, au Québec, une telle plate-forme politique commune.

Recherche et Rédaction : Ginette Richard
Correction et mise-en-page : Ginette Richard

2017-03-06T21:27:36+00:00